
Le métaréalisme est un art qui décrit et investigue de façon picturale les voiles entourant les mystères du psychisme humain. Il rend observable une dimension de la réalité que la perception psychologique ordinaire ne capte pas — la métaphore vibratoire au-delà du visible.
L'art métaréaliste est inspiré par une perception métaconsciente de la réalité. Il se veut un art qui décrit et investigue de façon picturale les voiles entourant les mystères du psychisme humain — une expression de l'observation métaconsciente de la réalité.
Le métaréalisme est également un outil qui démontre de façon tangible les liens invisibles nous reliant à notre mémoire karmique, laquelle manipule constamment toutes les facettes de notre vie.
Contrairement à l'art involutif qui évoque les frustrations et les souffrances de l'être inconscient à travers le symbolisme psychologique, le métaréalisme décrit de façon picturale l'interdimensionnalité de notre identité réelle. Il devient alors un canal pour l'expression d'une science de l'art capable de déchirer les voiles du symbolisme psychologique et d'en extirper la nature réelle, en la révélant au grand jour.
Il exprime les frustrations dissimulées et les luttes du moi inconscient dans la recherche de son identité, à travers l'euphorie d'une forme symbolique du mental inférieur. Une distraction de l'âme, qui a peu en commun avec l'identité interdimensionnelle de l'ego.
Inspiré d'une conscience supérieure, il devient un canal pour la dictée de la science consciente de l'art, plutôt qu'une simple forme « libre » d'expression. L'artiste mental dirige sa création vers la plus haute expression de sa conscience.
Il décrit picturalement l'interdimensionnalité de notre identité réelle. S'adressant au superconscient et non au subconscient, il ouvre la perception multidimensionnelle de la réalité et déchire les voiles du symbolisme.
Méta exprime simultanément la réflexion, la succession, le passage à côté de, entre, ou avec. Méta signifie aussi « à propos », comme dans métaphysique : la physique de la physique. En science, le préfixe désigne l'auto-référence — un méta-livre serait un livre qui parle d'un livre — et un niveau d'abstraction supérieur, un modèle.
Le métaréalisme est une forme poétique qui, libérée du conventionnalisme, s'ouvre sur « l'autre » côté de la métaphore. Là où le métaphorisme joue avec le monde réel, le métaréalisme tente sérieusement de capturer une réalité alternative — l'entière panoplie de la métamorphose, dans toute la gamme de ses transformations possibles.
« Il y a bien plus de mystère dans l'ombre d'un homme qui marche un jour de soleil que dans toutes les religions du monde. »
La peinture métaphysique — le mouvement pictural italien Pittura Metafisica — fut fondée en 1917 par Carlo Carrà et Giorgio de Chirico, qui se rencontrèrent à Ferrare cette même année. Leur but : peindre une réalité alternative engageant immédiatement l'inconscient, où une réalité illogique paraît crédible.
Utilisant une logique alternative, ils juxtaposaient des sujets ordinaires — bâtiments austères, trains, mannequins. Leur alliance dura moins d'un an, mais elle donna un élan considérable au développement de Dada et du surréalisme.
Le métaréalisme, lui, a très peu à voir avec le surréalisme : il s'adresse au superconscient et non au subconscient. Son essence se signifie par la métabole — contraire de l'hyperbole — qui veut dire « transfert », « transition », et ouvre plusieurs dimensions. Là où la métaphore n'est qu'un fragment du mythe, l'image métaréaliste tente de rétablir l'unité mythique.
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